ça va saigner

27 avril 2013

REPULSIVE WORLD

Unknown

Coucou lecteur abandonné ! Tu te dis que décidément QM est une grosse feignasse : ce n'est que trop vrai. Mais c'est surtout que pour avoir envie d'écrire, j'ai besoin de vivre des trucs inhabituels qui m'amusent, à tort ou à raison, et si possible qui me permettent de me moquer de mes contemporains et de moi-même, comme d'habitude.

Dans mon dernier billet, je te promettais de te narrer par le menu comment s'y prendre pour rencontrer l'âme soeur sur Internet. Correction, je m'en vais te conter comment séduire dans le monde réel par l'entremise du virtuel. C'est très simple, tu t'inscris dans un site historique et qui s'y connaît donc très bien en escroquerie. 

Prends un abonnement de 6 mois et crois en leur pub mensongère, prend un second abonnement pour affiner tes recherches au mieux. Plus tu vides ta bourse, plus tu seras exigeant sur la qualité du service, plus tu seras déçu, plus tu râleras, plus tu seras l'objet d'attentions concrètes.

Le site te harcèle tous les jours pour te présenter des "profils" et comme tu es obligé de jouer le jeu très onéreux auquel tu viens de souscrire, tu deviens en un temps record un vrai profiler capable de démasquer les plus retors des Hannibal Lecter qui auraient envie de cuisiner ton cerveau aux fines herbes.

Une fois que tu as repéré une trombine de non-psychopathe et de non-amateur de foot, incompatibles pour toi avec la notion même de rencontre, encore faut-il que tu t'imagines au paddock avec l'élu. Si, c'est important. Si tu tiques, tu zappes. C'est quand même la foire aux bestiaux qui font peur, il faut trier.

Enfin, tu as déniché un profil potable. Tu évites surtout de chatter - c'est bon pour les mous du genou- tu lui fais savoir  illico qu'il a retenu ton attention par le biais d'un message bref mais habile, car tu n'as pas payé pour faire la dactylo et, en bonne acheteuse, tu veux voir la came d'abord.

L'élu t'explique qu'il n'est plus abonné et te demande de le contacter à l'adresse mail suivante :........Non tu ne rêves pas, il n'y a pas d'adresse mail suivante, ou au mieux, une adresse incomplète que seuls la chance et le web peuvent t'aider à compléter. Mais quand toute l'adresse manque, tu n'es pas contente du tout. 

Principe de l'escroquerie : le site conserve les profils des anciens couillonnés membres et les propose aux membres payants actifs. Dans le même temps, le site se vante à grands coups de pub de te présenter uniquement des membres actifs. Faux, car rien n'est évidemment fait pour que tu saches qui est actif parmi les profils qu'on te présente. Et si ton dévolu se jette sur l'un de ces désabonnés, le site s'empresse d'exercer une jolie censure en effaçant les coordonnées privées qu'est obligé de te donner l'ancien membre, si tu lui plaîs, ou bien il est obligé de se réabonner fissa ! Du grand art.

Tu ne manques pas d'adresser un mail incendiaire aux tenanciers en les menaçant du tribunal s'ils ne te renvoient pas illico l'adresse mail effacée par leurs soins. 

4 jours après, tu reçois une longue bafouille spécieuse qui t'explique que c'est ta protection qui est en jeu et justifie donc la censure. Tu as envie d'en découdre et de mettre tes menaces à exécution, mais tu sais très bien que la partie est perdue d'avance, que tu as autre chose à faire avec ce site. Tu acceptes donc de jouer à qui perd gagne. 

Comme tu as pris la peine de faire savoir ton mécontentement par écrit, tu es repérée et le site veut te faire plaisir. Il t'envoie une invitation à une soirée organisée pour ta tranche d'âge dans ta ville. Tu t'inscris illico car tu n'as pas payé pour taper à la machine et te contenter de virtualité. Tu veux voir la marchandise sur pied, histoire de rire un peu. 300 profils des deux sexes font comme toi et tentent de récupérer le cocktail gratuit promis entre 19h30 et 20h. A 20h 15, te voilà enfin au bar après une attente de près d'une heure sous la pluie. Tu es venue seule car tu n'as besoin de personne pour te tenir la main et surtout, tu n'as pas envie que tes copines se fassent plus draguer que toi. Il y a donc grosso modo quelques 150 mâles parmi lesquels se trouvera peut-être ton cocu.

Tout sourire et démarche assurée, tu dépasses  la zône sono-dj et ta surprise de te retrouver comme à un mariage. Il y a des femmes nippées en tenue de soirée, des habituées qui n'ont toujours pas trouvé leur bonheur. 3 malheureuses tables et 4 fauteuils occupés par des mamies. Tu te trouves pathétique mais tu n'es pas la seule. Tu repères un monsieur bien sapé et à bon sourire engageant et tu joues les surprises "vous saviez que ça faisait boîte de nuit, ces soirées ?!" Il dit que ce n'est que la seconde fois qu'il vient mais que oui, ça finit en dancing. Il est craquant avec ses petites lunettes rondes d'intello et sa barbe de 3 jours. Il te rappelle quelqu'un mais tu n'arrives pas à savoir qui. Tu n'es pas physionomiste, c'est là le moindre de tes défauts. Bref, le gars réussit son premier entretien : il est bien élevé et agréable. Il m'offre une coupette et un club sandwich. Nous nous installons au bout du buffet, debout devant nos petits encas. Soudain une main tente de se saisir de la pique plantée sur l'un de mes sandwich. Mon compagnon bloque le geste de la voleuse qui joue les étonnées, croyant que c'était pour tout le monde. 5 personnes tenteront encore de piquer notre pitance sans vergogne. Nous en rions et continuons à papoter comme de vieux potes. Jusqu'au moment où le cher homme me roule un vieux patin, tel un jeune fougueux. Pas étonnée, je me laisse faire car il embrasse bien et je me vois mal lui coller une beigne en ces circonstances. Ne sommes-nous pas là pour ça, peu ou prou ? J'aurais d'ailleurs eu tort de faire mon effarouchée, en constatant la mine verte de jalousie, malade de rage, des mecs autour de nous. La haine défigure leurs traits déjà peu avenants et je les sens prêts à imploser. Pour les achever, nous recommençons. La bave aux lèvres, le coutelas luisant dans la main, les jaloux vont lui faire sa fête, à mon rouleur de pelles, ça va pas traîner.

Après, tout est allé très vite. J'ai dit je rentre je suis claquée. Le rouleur de pelles dit moi aussi. Je vous dépose. M'invite à dîner. Vous avez encore faim ? lui demandé-je. Vous ne m'en voudrez pas si je préfère rentrer. J'ai pas envie de m'allonger dès le premier soir. Vous avez déjà un avant-goût, merci et bonjour chez vous. Pendant le trajet, j'ai encore trop causé. Nous avons parlé voyages et Italie, du coup j'ai enchaîné sur mes origines macaroni et éventuellement, un patronyme juif italien et mes recherches à ce sujet. Très intéressé, le rouleur.  Je lui raconte l'anecdote arrivée à ma soeur. Elle croise un jour rue des Rosiers un jeune israélite orthodoxe avec chapeau et guirlandes qui lui demande "vous ne seriez pas un peu juive, vous ?" Ma soeur le détrompe et le jeune homme de s'esclaffer "Ah bin moi non plus !". Et mon chauffeur de m'expliquer avec grand sérieux "c'est de l'humour juif". Oui, j'adore, lui confirmé-je. Je suis juif, me dit-il.

Du coup, ça me revient. Il me fait penser à Steven Spielberg. Je vérifie sur Internet. C'est bien lui. Mon rouleur me balance un texto enflammé rapport à nos pelles récentes. Je fais ma faux-jeton genre "je ne sais pas ce qui m'a pris, ni vous d'ailleurs". Le lendemain matin, texto toujours enflammé, l'après-midi invitation à dîner assortie d'un "je voudrais vous embrasser encore...". Ça m'énerve et j'attends 2 h avant de répondre oui.

Je monte dans sa smart et ressens tout de suite de mauvaises vibes, un genre de méfiance. N'étant pas du style à ergoter, je lui demande ce qui le chiffonne. Mais rien prétend-il. La conversation roule très vite autour des religions. Il m'apprend qu'il va à la synagogue une fois par semaine par recherche de  spiritualité. Qu'il va fêter la Pâque juive avec ses soeurs, ses enfants et son petit-fils adoré. Son fils cadet est très-très pratiquant, précise t'il. Nous parlons de bonnes tables à Lyon où il se rend le lendemain pour plusieurs jours et je lui recommande  de déjeûner un jour chez Abel, toujours une excellente table depuis plus de 30 ans. Il me dit oui mais non, car je mange casher pendant la Pâque. Il finit par me demander si j'ai des amis juifs. Les bras m'en tombent. L'interrogatoire que j'ai subi m'humilie, moi qui suis d'une tolérance absolue envers toutes les religions, croyante avec ses doutes, pas pratiquante, et je devrais me justifier ??? Oui, j'ai des amis juifs, mais non pratiquants ou en tout cas qui ne saoûlent personne avec ça.

Question : si ce grand pratiquant des langues (très) vivantes cherchait quelqu'une de sa confession, pourquoi râtisser si large ?

J'envoie le lendemain soir un petit texto au monsieur pour lui demander s'il a fait bonne route et le remercier du dîner. No answer. Le surlendemain, je lui claque le museau : "quel que soit le motif de votre silence, il est discourtois. Cela reste rédhibitoire pour moi. Adieu donc." Faible satisfaction que d'envoyer ce type au diable, je te l'accorde, lecteur moqueur.

J'aurais préféré qu'entre nous, il n'y ait que la barrière de la langue...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2012

LOVING MÉMÉ

CarmenCru03FranceLoisirs

Mémé revient, Mémé revient. Pour dire son émoi, son sentiment d'impuissance face à une véritable machine à broyer les espoirs les plus vains quoique légitimes à tout être humain en recherche d'âme soeur, j'ai nommé le site de rencontres.

Oui, lecteur scié, Mémé cherche son double, son alter ego, son prince charmant, son chevalier servant, son chéri, son coquin, son camarade, son pote, parce que trop, c'est trop, une belle femme comme ça sans personne pour y conter fleurette, c'est pas humain, faut faire quèquechose, nom de bleu !

Remontée à bloc par son puÎné, le délicieux MiBroteur2, alias Doudur, alias le Doude, Mémé va tenter devant vous de pécho vite fait bien fait et plus vite que ça.

Fondant sur mon MacBook Air jantes alu intérieur cuir, comme l'aigle sur l'agneau, j'ai tenté, moi Mémé, de contacter sans préambule divers représentants de la gent masculine pouvant prétendre à concourir. On m'avait dit que Mistic était gratos pour les filles. C'est vrai, jusqu'à ce que je me fusse benoîtement inscrite sous le doux pseudo de Pucellequ'hierEtMoinsQueDemain. Je reçus à la seconde tant et plus de profils d'amateurs dont le bon goût le disputait à l'ardeur et auxquels je me dépêchai d'envoyer un message dont on m'avertit qu'il était gratuit. La précision était louche, pour cause, il fallait raquer pour répondre à la réponse du message gratuit. Dans le même temps, je recevais quantité de mails me prévenant que des photos de prétendants venaient de m'être dévoilées. Et moi, pauvre Mémé bavante, je cliquais, je cliquais. Pour découvrir quoi ? Des photos floutées accompagnées d'un lien pour déflouter, payant bien sûr.

Dans mes messages aux malheureux encore ébouriffés par la fulgurance de ma prise de contact, dans le but avoué de contrer la tentative grossière de racket de ce site, je donnai une adresse mail destinée à communiquer en direct et à l'oeil. L'un de ces messieurs me répondit en m'envoyant une adresse mail incomplète. L'émotion sans doute. Je n'ose imaginer d'autres explications, celle notamment de ma tronche pour lui non floutée et qui lui aurait causé un genre de nausées. 

C'était Mémé qui ne vous dit pas à bientôt pour vous narrer ses aventures.

 

 

 

 

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08 mai 2012

ART ET ESSAI

cinema-escurial-panorama-paris-gobelinsAyant enfin quelque chose à te raconter, à savoir quelque chose de moins intime que mes joies de Mamy Gaga (cf. Titch et Not'merveille) qui feraient sombrer ce blog moribond dans une pathétique mélasse, je te salue, lecteur choisi !

Comme tu le sais, ou pas, je vais rarement au cinéma. Non pas que j'habite en rase campagne (où mugissent de féroces vespas) ponctuée de macumba pour seuls centres culturels. Je n'ai au contraire que l'embarras du choix, rayon salle obscure, laquelle a tendance, je l'admets, à me fermer une paupière déjà lourde d'âpres besognes plumitives qui nourrissent son homme autant qu'une année de disette. C'est ce qui s'est passé il y a peu, enfoncée dans un siège défoncé du charmant cinéma Escurial aux Gobelins. Se découpait au niveau des sous-titres le demi-cercle d'un crâne de fâcheux venu s'asseoir juste devant moi, alors qu'il y avait plein de place ailleurs. Il en est ainsi à chaque fois, et quand le cinoche est blindé, il y a toujours un grand dadais de 2m qui vient me masquer l'écran avec application juste avant ou après le début du film. C'est une malédiction que je ne parviens pas à rompre, sauf à me placer au 1er rang ce qui n'est acceptable que pour visionner un Bergman, dont la vitesse des travellings est suffisamment faible pour éviter le malaise vagal.

Après avoir roulé en boule mon duffle afin de me réhausser et voir les sous-titres de ce film chilien - car mon espagnol est hélas mâtiné de breton - mon coccyx m'enjoignait assez vivement à trouver une solution moins douloureuse et je me décalais d'un cran en priant le Ciel qu'un retardataire ne vienne pas gâcher ce beau projet en m'obligeant à me décaler encore et encore, ce qui, reconnais-le cher lecteur, eût pu indisposer durablement les spectateurs malchanceux de derrière.

J'avais de bonne grâce suivi mes deux amies dans cette galère, ne sachant rien sur ce film, hormis les 2 coeurs décernés par Télérama, auquel est abonnée celle de mes amies qui vote à gauche . Or, quand ce magazine vante les mérites d'un film, j'y vais encore moins, son jugement en la matière étant souvent entaché d'un snobisme injuste et ridicule. Vois, cher lecteur, à quel point l'amitié et la confiance dans le jugement d'une copine socialiste peuvent faire taire toutes les réticences d'une réactionnaire sectaire.

Le premier quart-d'heure, j'ai lutté pas mal contre l'assoupissement en raison de gros plans sur (et dans le désordre) :

1-les mollets enflés d'une vieille dame en guise d'actrice principale

2-le visage sans artifice de ladite actrice

3-le visage exémateux de l'acteur principal.

Jusqu'à ce que la fille rapplique chez sa mère et que se joue là un huis-clos palpitant sur les relations entre mère et fille.

Un quatuor épatant de vrais acteurs, évoluant dans un scénario et une réalisation de qualité, avec une économie de moyens inversement proportionnelle à la richesse du jeu des protagonistes. Bref, un film, un vrai, profond et sensible, dont tu te souviendras longtemps.

Mais je te laisse le plaisir de découvrir Les Vieux Chats qui m'ont parlé à plus d'un titre...

Sur ce, miaou et bonjour chez toi.

 

 

 

 

 

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12 janvier 2012

LA SCIENCE EN S'AMUSANT

2055656471_1Dis donc, lecteur feignasse, tu te fais rare au commentaire ! Je me demande si tu mérites ton petit billet du matin. Pour la peine, tu n'auras que mes voeux de te lire nombreux et en verve, si tu peux, durant toute l'année 2012 que je te souhaite bien bonne.

On a récemment prétendu que MiniTitch, alias ma petite-fille d'amour, avait éclaté de rire. Je m'inscris en faux et en fac. En effet, j'ai pu vérifier tout récemment le caractère spécieux de cette assertion, et ce, en utilisant une méthode scientifiquement approuvée par les instances universitaires mondiales.

Je te décris la méthode employée dont j'envoie illico une copie à la célèbre revue The Lancet et attend de pied ferme ma nomination au prix Nobel de puériculture avancée.

Il faut trouver une grand-mère encore verte car celle-ci devra se mettre dans les conditions où le soi-disant premier éclat de rire s'est produit. On se souvient que le papa, alias Tendrépoux, était en slip dans la chambre. Déshabillons la mémé mais gardons-lui son soutif et sa grande culotte (on n'est pas à la foire). Installons l'enfant précoce dans son transat afin qu'elle voit bien tout. Plaçons la mère tout près, elle aussi en état de tout bien voir, mais faisons sortir le père (il n'est pas question que le gendre voit sa belledoche dans cet état). 

Tu te souviens, lecteur attentif, que l'heureux père était en train de faire des pompes. Plaçons donc l'aïeule en position (voir fig.1) et piquons les miches de la vieille avec un couteau pointu pour vérifier la cuisson l'inciter à commencer (voir fig.2). Il faut qu'elle fasse 5 pompes au minimum pour que l'expérience soit valable. Tu as le droit d'installer un métronome pour aider l'antiquité à trouver son rythme et il est conseillé d'avoir une bouteille à oxygène à portée de la main. 

Qu'observons-nous ? Rien justement. Le cobaye semble rendre son dernier souffle en s'écrasant régulièrement la face sur le parquet, c'est bien naturel. Mais la petite spectatrice ne voit là rien de tordant et ne manifeste aucune propension à s'étirer les commissures vers les oreilles. Au contraire, voilà que lesdites commissures s'orientent vers le bas, faisant rentrer la lèvre supérieure au profit de l'inférieure en formant ce qu'il est convenu d'appeler une moue. Or, et c'est un axiome, un papa n'est pas plus rigolo qu'une mémé.

En conclusion, la démonstration est ainsi faite que :

primo : les poupons aiment beaucoup trop les mères-grand pour s'en moquer ouvertement (sans compter qu'il faudrait être un monstre pour rire d'une vieille en train de clapoter)

deuxio : rire ou faire la moue, ça se commande pas.

tertio : ok, je sors.

 

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31 décembre 2011

CÉLIB

trioCoucou, lecteur boudé, c'est bibi. N'ayant plus aucune inspiration pour te divertir, tant mon nouveau statut de Mamy Gaga m'inonde le ciboulot d'une onde de bonheur frisant l'imbécilité, je me vois dans l'obligation de chercher ailleurs de quoi alimenter ton goût pour la nouveauté. J'ai donc décidé de te donner des nouvelles tellement fraîches que personne, sauf toi, lecteur veinard, n'est encore au courant.

A lire dans Le Parisien du 30 janvier prochain : "Après Vélib, après Autolib, voici venu le temps du Célib. Un concept innovant pour faciliter les transports." Amoureux s'entend. Car qui n'a pas souhaité au moins une fois dans sa chienne de vie embarquer pour Cythère en toute simplicité et moyennant un abonnement modique ? C'est maintenant possible, le maire de Paris ayant décidé de faire installer des bornes à Célib tous les cent mètres. Gni? marmonnes-tu, lecteur incrédule.

Le principe est simple. Tu as envie de te payer du bon temps avec un inconnu ou, plus vraisemblable, ta moitié est en révision. Tu choisis un modèle à ton goût, parmi ceux présents dans ton secteur. Tu ne peux pas les manquer : chaque Célib est rangé dans sa guérite chauffée au feu de bois et peinte aux couleurs de la France. C'est joli, on dirait un marché de Noël ou l'entrée de l'Elysée, mais en pas pareil (comme disait Charlie qui grogne plus). Bref, tu choisis parmi les modèles qui restent (tu peux en prendre plusieurs à la fois, alors qu'un vélib, non) mais seulement après avoir donné tes infos bancaires et ta carte vitale, des fois que tu serais dans le rouge, dans les gonocoques ou dans le muguet.

Petite précision : le Célib est équipé d'un bracelet électronique, avec gps et émetteur-récepteur, pour le cas où tu voudrais lui faire du mal. Le Célib est vêtu d'une combinaison gris métallisé, jantes alu, toit ouvrant et boîte automatique. Un kit de rechange comprenant un costume de Batman ou de Supergirl est prévu, pour le cas où tu souhaiterais que tes voisins restent dans l'ignorance de ton recours à ce subterfuge, somme toute bien véniel, pour meubler tes longues soirées d'esseulé de la mort ou de partouzard pantouflard.

N'oublie pas que le Célib est doté de la parole, comme toi et moi, et qu'un peu d'urbanité à son endroit est toujours bien vue. En revanche, il est déconseillé d'en tomber amoureux, de lui faire un gosse ou de prendre sa place au nom d'un je ne sais quel goût pour les jeux de rôle ou pire, en vertu d'un altruisme ridicule. Tu me diras, lecteur fin, que c'est de la prostitution déguisée. Et alors ? On projette bien de voter une loi pour créer des emplois d'assistant sexuel à l'usage des handicapés à roulettes (aveugles, sourds et muets, passez votre chemin).

Trois dépêches AFP viennent de tomber : les chiffres du chômage ont chu de façon brutale. Selon Pôle Emploi, il n'y aurait même plus de chômeurs, à l'exception du personnel de l'ex-ANPE. Simultanément, les dossiers de divorce seraient en chute libre, selon le Bâtonnier du Barreau de Paris. On aurait aperçu le Secrétaire d'Etat au Logement au bras d'un Célib. Après vérification, il s'agissait en réalité de la Ministre de la Santé qui se rendait à un bal masqué. 

Les Célib hors service se retrouveront mercredi 12 février à 9 heures tapantes au siège de l'Unedic pour un crashtest suivi d'un stage de réparation.

Enfin, un Célib de toute beauté et polyglotte sera offert aux dix premiers qui trouveront la réponse à ces 2 questions : Monsieur et Madame Depieds ont un fils. Quel est son prénom? Idem pour M. et Mme Et.

Sur ce, je te laisse, ami lecteur, faut que je repasse ma combi de WonderWoman. Je bosse ce soir.

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20 septembre 2011

MAMY BLUE

super-grand-mereC'est affreux, ignoble, odieux, scandaleux, monstrueux et même terrible. Personne, je dis bien, personne, ne se demande si la future grand-mère va bien. Comme si ça n'était pas important, comme si ça allait de soi. Crois-tu, lecteur chéri, que cela me fasse plaisir, cette indifférence grandissante de ta part ? Est-ce que je ne nourris pas régulièrement ce blog à seule fin de distraire ta morne existence? Si, si, et si, je le fais.

Car même si la régularité suit le tempo variable que ma muse impose, même s'il y a des silences, sache bien, lecteur chéri, qu'il n'y a pas de blancs entre nous. Et souviens-toi, lecteur aussi ignare qu'ingrat, que pour réussir ses sonates, Beethoven s'est muré dans le silence. Non parce qu'il était légèrement dur de la feuille, mais parce que sans silence, les notes, c'est que du bruit. Non pas que je me prenne pour le Beethoven de la blogosphère, lecteur moqueur, mais j'aime bien t'expliquer. Pourquoi crois-tu que chaque silence ait son symbole? Pause, demi-pause, quart-de-silence, demi-silence et silence , j'en passe :  tu connais forcément, si tu as fait un peu de solfège dans ton jeune temps, lecteur chou. Pourquoi crois-tu que Ludwig en ait mis plein ses portées (pas de chiots, vilain)? Parce que sinon c'est la cacophonie, c'est simple pourtant, on vous l'a dit et répété. Alors qu'ici, ce qu'on veut, c'est l'harmonie. Vois ce blog comme une immense partition de musique, ses billets comme des notes, ponctuées de silences,  et ouis l'harmonie, oui, ouis-la, enfin quoi.

Bref, me voilà obligée de me justifier, alors que c'est pas toi qui vas être mémé, c'est bibi. Et  crois-moi, ce n'est pas du tout cuit. Enfin quoi, cet enfant va naître incessamment, et je ne suis même pas rasée. Ni coiffée. Juste pédicurée, ce qui lui fera une belle jambe. Il n'est pas question qu'à notre première entrevue, ce nain me confonde avec Chabal, encore moins avec Canteloup. Encore que comme ce dernier, j'ai l'intention de lui faire une petite imitation de ses biomanes, juste pour qu'il situe mieux son environnement immédiat.

On m'a demandé récemment (traduire : on m'harcelée depuis des mois) pour savoir comment je souhaitais que la petite chose rose et édentée me nomme, moi sa mère-grand. Ce qui en dit long sur l'état mental de sa pauvre génitrice, qui croit que le petit paquet péteur va nous causer direct dans la langue de Molière dès la maternité. Pourquoi pas en ingliche, pendant qu'on y est ?

Je lance donc sur l'heure un grand concours : trouve de quel doux nom l'enfant à naître de Titcheur m'appellera, et je t'offre un voyage autour de la Terre (j'ai pas dit autour du monde): tu seras donc satellisé et en orbite, autour de la Terre. Mais naaan, je plaisante. Si tu me dégottes un joli blase, tu gagneras une photo dédicacée de la mère, du bébé et de la mémé. Voilà, c'est dit. Topons là.

NB : les "'Monsieur", "Madame", "Mémère", "Mémé"', "Bonne-Maman" ou l'inévitable et consternant de banalité "Mamie" ne sont pas admis.

C'est à toi !

(Sinon, elle va me siffler, la petite créature) 

 

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09 août 2011

Grands d'Espagne

toreadorLes Espagnols sont sourds. J'en veux pour preuve les mégaphones greffés aux cordes vocales de gamins minuscules, soit un choeur de l'Armée Rouge par personne. Sous nos balcons vacanciers, un petit garçon de 4 ans, rachitique comme tout, joue en babillant. Sauf que son babil n'a rien de doux et qu'on se croirait à Paris, un dimanche à 7h du matin quand ma gardienne Mme Da Silva fait résonner son tonitruant bonjour à un leve-tôt et réveille sans vergogne toute la rue. Si les Portugais ont fait jadis sécession et renié l'ibère terre, ils conservent en souvenir de leurs frères péninsuliques une pilosité délirante et un organe vocal totalement inadapté pour la berceuse, sauf aux durs de la feuille, qu'ils sont devenus, par le fait même.

Les Espagnols n'adoucissent pas les moeurs. Prenons un musicien allemand tourmenté. Appelons-le Ludwig et donnons-lui à entendre dès le matin du fado, des castagnettes et les potins de sa bonne espagnole. Aussitôt, Lulu ferme son pavillon, quitte Leipzig en enfilant son boléro de la main gauche avec laquelle il griffonne une lettre à Elise -en fait Theresa- affectueusement signée "ta grosse Bebeeth", avant de faire craquer la 5è de sa Chrysler "D dur Kochel 25", révisée de frais par  son pote garagiste Herbert Von. Moralité : quand l'ibère est précoce, le teuton se durcit.

Sur ce, fidèle lecteur, je te prie de me laisser finir mon pastaga en paix et en Espagne, beau pays qui fit sous Luis quand les hordes armoricaines l'envahirent et violèrent tous les chiens errants, laissant à la postérité une race de coureurs, infatigables et poilus, qui traquent encore aujourd'hui l'albinos dans les huertas giboyeuses et font les maîtres-chiens pour sourds-muets en un croisement qui honore la mixité canine : l'espagnol breton.

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27 juin 2011

Marions-nous !

CC-histo-8Les mariages, il est de bon ton de dire qu'on s'y ennuie, mais ce n'est pas vrai. J'en veux pour preuve les moments étonnants qui ont émaillé cette fête où nous mariions le fils de très bons et vieux amis, des potes âgés, quoi  (j'ai bien le droit de la placer). D'abord, c'était l'occasion idéale de réunir presque toute la bande de copains de 30 ans (on s'est connus très jeunes). Et si on me dit que les potes iront, j'y go. Ce fut comme si on ne s'était pas quittés : on a chahuté discrètement pendant que le maire bafouillait dans sa moustache les mérites nombreux d'une collègue qui n'était autre que la mariée. Là, on commençait à avoir soif. Je signale que la mariée était particulièrement ravissante et son futur, beau gosse dans le goût de Lino Ventura : charpenté, ossu, une présence quoi. Le carrosse de toute beauté aussi : une DS décapotable rouge, sans bouquet, sans tulle, se suffisant à elle-même. Bref, du bon goût, de la classe.

Direction l'église où nous attendait une célébration des plus innovantes. Incrédules, nous fûmes dans ce lieu sacré, lorsque l'officiant se révéla un sosie - au moins vocal- de Michel Galabru. Totalement atypique - même s'ils sont de plus en plus nombreux, les curés d'opérette- le cher homme entreprit de nous faire un genre de catéchèse, nous expliquant le sens des formules rituelles entre le prêtre et l'assemblée, des fois que ce soit une totale nouveauté pour le public.

Sa sémantique n'avait rien de soutenu, bien au contraire, car le comique fut assez gonflé pour placer un tonitruant "c'est quand même salaud", quoique je ne sache plus s'il parlait de la fidélité dans le mariage ou du fait qu'il avait soif aussi. Renseignements pris, il s'agissait d'un diacre, un laïc visiblement confronté à des publics hautement mécréants ou d'un âge mental inférieur à zéro. Sa tendance fâcheuse à faire l'exégèse décousue et nunuche des psaumes choisis par les mariés me fit redouter que la perspective de boire un coup demeure encore fort lointaine. Dieu merci, se voyant noyé dans l'incongru de ses digressions, il ne terminait pas la plupart de ses phrases. L'assemblée se paya une bonne tranche de rire, avec la même effronterie que le diacre dans l'exercice de son art. Il faisait très soif !

Pas de chance : on nous conduit dans un beau parc en nous demandant instamment de ne pas nous éloigner. Les mariés ont prévu de se faire tirer le portrait, seuls, en famille, en groupe, avec plein de variantes dont le sens nous échappe, assoiffés que nous sommes toujours. Rien à boire, sauf la pièce d'eau en contrebas, mais je n'ai pas de paille. On en profite pour bavarder et ricaner avec les vieux copains, et c'est bien sympatoche, même si on a les jambes raidies par l'attente debout car on n'a même pas vu qu'il y avait des bancs. On s'y jette  5 secondes avant de se faire appeler pour la photo de groupe. Les filles se placent en file indienne côté marié et le lycée de Versailles (le diacre nous l'a sortie, celle-là). 

A y est, c'est fini ? On y va ? Quand est-ce qu'on boit, pis qu'on mange ? Cause que là, c'est sûr, on a tout bon : faim et soif.

Je passerais sous silence l'épisode vin d'honneur qui fut surtout un grand moment de déshonneur, tant certains s'employèrent à soudoyer le loufiat, à rafler le petit four, à s'en mettre plein les poches, dans le but d'éviter le coma hypoglycémique qui nous guettait.

Je ne dirais rien de la salle, remarquablement ornée d'un diaporama de photos géantes de Manhattan, des tables et du menu, également remarquables, tant tout fut une réussite complète. Je ne mentionnerais surtout pas l'épisode du lancer de bouquet, pour lequel furent réclamées "toutes les jeunes filles, non mariées". Sourde à propos, je ne retenais que la seconde proposition et je me mis en position de marquage, bras levés, genoux écartés et fléchis, prête à bondir sur le bouquet. Je ne vois pas pourquoi je n'y serais pas allée : je suis restée une vraie jeune fille et je ne suis pas mariée. Et justement, je voulais savoir si ce serait pour cette année. Le bouquet atterrit tout près de moi, mais dans les mains d'une grosse fille, sur laquelle je me jetai en empoignant le bouquet de roses rouges et blanches, histoire de jouer un peu. Je tirai bien fort, en hurlant " c'est à moi, c'est à moi", avant de lâcher prise, des pétales et du sang plein les mains. J'en tirai la conclusion que les roses étaient toujours aussi garces et que le mariage restait un état qui ne manquait point de piquant, ce qui ne m'apprit rien de neuf mais ce qui me fit y voir un présage funeste. Je conseillais à D'Artagnan de repasser l'an prochain pour sa demande.

C'est bien après que ça s'est gâché. Je m'étais achetée une chouette robe qui tourne quand on danse. Très joli, très années 50 (oh ça va hein). D'un narcissique frisant la psychiatrie, je m'étais persuadée, grâce aux miroirs de ma maison, des vitrines, des fenêtres, des portes, que le pneu me servant de bedon était masqué par la coupe de la robe qui prenait bien la taille. Et je dansais le rock avec mes copains, et ma robe tournait, et j'étais bin contente, comme Céline Dion. Jusqu'au moment où une vieille copine me dit " t'aurais pas un peu forci, toi ?". Je la regarde, scandalisée. "Kwaaa ? Mais pourquoi tu me dis ça, toi ? tu voudrais dire que ma robe ne me va pas ? T'y es folle ou quoi ?". Vachement consciente de l'offense, la chipie me dit "euh non, j'ai cru que t'avais arrêté de fumer et que du coup, euh..." Là, tu t'enfonces sévère, mon amie : j'ai pas arrêté la clope et j'ai fait un micro-régime de 4 jours ! Du coup, ça m'a mis le doute, et même en usant toutes les glaces à disposition pour vérifier - aux cabinets, dans les baies vitrées, dans un rétroviseur- impossible de me faire une idée exacte de ma silhouette. Je décidai de rentrer mon ventre jusqu'à la garde et reprenais mes activités artistiques illico, afin de prouver à cette personne à quel point elle s'était fourré le doigt dans l'oeil. Je précise, sans méchanceté, que ladite créature est fort portée sur les douceurs et que ça se voit direct, pour le coup... Je me demande donc où est la légtimité d'un 44  pour critiquer un 40. Non mais !

Et toi, lectrice hypersensible, trouves-tu normal de te faire saquer par de soi-disant copines ? As-tu, comme moi, saoûlé ton chéri pour savoir si oui ou non, c'est vrai que t'es grosse ?

Comme si un mec, soucieux de préserver une entente cordiale chèrement acquise, pouvait dire autre chose que "meuh non, t'es pas grosse".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2011

Tu repasseras

le_pere_noel_est_une_ordure_7Hey, Lecteur Affamé, que deviens-tu ? Tu me laisses de plus en plus sans nouvelle. Ce n'est pas bien. 

Pour l'été, et même pour tout le temps, j'ai trouvé une raison parfaitement valable de retrouver un ventre plat. Si. Tu prends une planche, et surtout, un fer à repasser. Tu fais chauffer à feu vif, et tu repasses un imperméable. Si. Pourquoi un imper ? Parce qu'avec autre chose, ça ne marche pas. Arrête de m'interrompre tout le temps, ça saoûle. Donc, tu as claqué 10€ au pressing pour faire nettoyer ton bel imper de marque anglaise chiné dans une boutique vintage, mais tu y as bêtement collé du rose à lèvres sur le rabat, juste devant. La quiche feignasse n'a pas eu l'idée de le repasser droit au niveau de l'ourlet, ou bien elle avait picolé. Du coup, ton imper godaille méchamment, alors que tu vas donner une conférence et que tu avais l'intention de faire bonne impression. Tu es énervée (voir figure 1) mais tu ne peux rien faire, tu te trouves à 600 km de ta planche et de ton fer. 

Une fois rentrée, tu installes le matos, tu règles la hauteur de ta planche au niveau de ta taille minuscule et tu envoies la vapeur (voir fig.2). C'était pourtant simple à faire, tu fustiges encore la repasseuse professionnelle. C'est vrai que le tissu est drôlement épais et qu'il faut le mouiller plusieurs fois avant chaque passage du fer. Mais ça marche. Le vilain faux pli tordu disparaît petit à petit car tu envoies la dose de vapeur. D'un coup, tu sursautes en repoussant avec horreur et stupéfaction le fer. Tu viens de ressentir une brûlure sur le ventre.

Tu n'as plus tout à fait la taille fine de tes 20 ans, mais tu as pris soin de ne pas déposer ton bourrelet sur la table à repasser. Et ton strabisme n'est pas assez violent pour faire dévier ton fer de la planche à ton bide. Alors kwaaa ? Bin, c'est la vapeur. 

Ce n'est qu'au coucher que tu constates une vieille grosse cloque à côté du nombril, alors que la douleur ressentie, certes vive, a été très brève. Tu t'expliques le différentiel par l'épaisseur de la bouée qui ceint ton bedon. Noyés dans la graisse sont tes capteurs nerveux, ce qui les empêche de transmettre à ton cerveau l'info "achtung, brûlure" en un temps inférieur à la lecture de l'oeuvre de Proust. D'où mon temps de réponse "aïe" frisant l'éternité et permettant la formation de la grosse cloque (voir fig.3).

Que certaines, dont le nom et la qualité seront tus ici, et qui sont elles-mêmes en train de devenir de grosses cloques (voir fig. 4), veuillent bien cesser de ricaner. Dans pas longtemps, pour repasser, il va leur falloir des bras à rallonge. Alors hein...

 

 

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15 juin 2011

MINE D'OR

poule et cochonCher Lecteur Abandonné, avé ! Ne me dis pas que tu n'as rien de mieux à faire que de me lire, je te croirais, tant j'aime le cirage de pompes. En attendant un retour de prose éventuel, régale-toi avec ça :

Marie Breucq, amie artiste dont je t'ai déjà brossé le portrait ici et , croque les canassons de toute robe - sans parler des ânes, boeufs, bébés et autres félins et canins- avec un panache sidérant qui lui vaut d'exposer ses oeuvres aux Haras de Cluny et de remporter le 1er Prix de Saumur-en-Auxois.

Capable de donner vie à une bûche d'un coup de fusain, Marie vient d'illustrer des livres de recettes qu'elle propose à la vente par le biais d'une spirituelle petite annonce. Je te la livre ci-dessous et sans ambages, à toi, lecteur esthète de lard qui aime saliver tout en te rinçant l'oeil. Si tu es boucher chevalin, passe ton chemin.

Tu peux aussi lui commander le portrait de ta bête de compagnie à poils durs- mari ou femme- contre l'envoi d'une photo, d'un baril d'avoine pour son Loulou et de picaillons, car le génie ne doit jamais rester sur sa faim.

 01 JUIN 2011

Cuisine ...

 "De tous les Arts, l'Art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme" Pierre Dac

J'ai illustré ceux ci : plus de 110 dessins par livre (j'ai présenté quelques petits dessins dans des articles précédents), mais je rassure mes amis : les recettes ne sont pas de moi ...

Si vous les commandez sur mon blog à "contacter l'auteur" vous aurez une petite dédicace personnelle avec petit dessin inédit (!).

Il vous en coûtera une bouchée de pain : le prix librairie c'est à dire 14,50€ le livre

+ frais d'envoi = environ 5€ pour un livre en courrier suivi (ce tarif postal impitoyable vous contraindra, hélas, à supprimer le beurre dans vos épinards ...).

Cuisine

 

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