LA SCIENCE EN S'AMUSANT
Dis donc, lecteur feignasse, tu te fais rare au commentaire ! Je me demande si tu mérites ton petit billet du matin. Pour la peine, tu n'auras que mes voeux de te lire nombreux et en verve, si tu peux, durant toute l'année 2012 que je te souhaite bien bonne.
On a récemment prétendu que MiniTitch, alias ma petite-fille d'amour, avait éclaté de rire. Je m'inscris en faux et en fac. En effet, j'ai pu vérifier tout récemment le caractère spécieux de cette assertion, et ce, en utilisant une méthode scientifiquement approuvée par les instances universitaires mondiales.
Je te décris la méthode employée dont j'envoie illico une copie à la célèbre revue The Lancet et attend de pied ferme ma nomination au prix Nobel de puériculture avancée.
Il faut trouver une grand-mère encore verte car celle-ci devra se mettre dans les conditions où le soi-disant premier éclat de rire s'est produit. On se souvient que le papa, alias Tendrépoux, était en slip dans la chambre. Déshabillons la mémé mais gardons-lui son soutif et sa grande culotte (on n'est pas à la foire). Installons l'enfant précoce dans son transat afin qu'elle voit bien tout. Plaçons la mère tout près, elle aussi en état de tout bien voir, mais faisons sortir le père (il n'est pas question que le gendre voit sa belledoche dans cet état).
Tu te souviens, lecteur attentif, que l'heureux père était en train de faire des pompes. Plaçons donc l'aïeule en position (voir fig.1) et piquons les miches de la vieille avec un couteau pointu pour vérifier la cuisson l'inciter à commencer (voir fig.2). Il faut qu'elle fasse 5 pompes au minimum pour que l'expérience soit valable. Tu as le droit d'installer un métronome pour aider l'antiquité à trouver son rythme et il est conseillé d'avoir une bouteille à oxygène à portée de la main.
Qu'observons-nous ? Rien justement. Le cobaye semble rendre son dernier souffle en s'écrasant régulièrement la face sur le parquet, c'est bien naturel. Mais la petite spectatrice ne voit là rien de tordant et ne manifeste aucune propension à s'étirer les commissures vers les oreilles. Au contraire, voilà que lesdites commissures s'orientent vers le bas, faisant rentrer la lèvre supérieure au profit de l'inférieure en formant ce qu'il est convenu d'appeler une moue. Or, et c'est un axiome, un papa n'est pas plus rigolo qu'une mémé.
En conclusion, la démonstration est ainsi faite que :
primo : les poupons aiment beaucoup trop les mères-grand pour s'en moquer ouvertement (sans compter qu'il faudrait être un monstre pour rire d'une vieille en train de clapoter)
deuxio : rire ou faire la moue, ça se commande pas.
tertio : ok, je sors.
Tu repasseras
Hey, Lecteur Affamé, que deviens-tu ? Tu me laisses de plus en plus sans nouvelle. Ce n'est pas bien.
Pour l'été, et même pour tout le temps, j'ai trouvé une raison parfaitement valable de retrouver un ventre plat. Si. Tu prends une planche, et surtout, un fer à repasser. Tu fais chauffer à feu vif, et tu repasses un imperméable. Si. Pourquoi un imper ? Parce qu'avec autre chose, ça ne marche pas. Arrête de m'interrompre tout le temps, ça saoûle. Donc, tu as claqué 10€ au pressing pour faire nettoyer ton bel imper de marque anglaise chiné dans une boutique vintage, mais tu y as bêtement collé du rose à lèvres sur le rabat, juste devant. La quiche feignasse n'a pas eu l'idée de le repasser droit au niveau de l'ourlet, ou bien elle avait picolé. Du coup, ton imper godaille méchamment, alors que tu vas donner une conférence et que tu avais l'intention de faire bonne impression. Tu es énervée (voir figure 1) mais tu ne peux rien faire, tu te trouves à 600 km de ta planche et de ton fer.
Une fois rentrée, tu installes le matos, tu règles la hauteur de ta planche au niveau de ta taille minuscule et tu envoies la vapeur (voir fig.2). C'était pourtant simple à faire, tu fustiges encore la repasseuse professionnelle. C'est vrai que le tissu est drôlement épais et qu'il faut le mouiller plusieurs fois avant chaque passage du fer. Mais ça marche. Le vilain faux pli tordu disparaît petit à petit car tu envoies la dose de vapeur. D'un coup, tu sursautes en repoussant avec horreur et stupéfaction le fer. Tu viens de ressentir une brûlure sur le ventre.
Tu n'as plus tout à fait la taille fine de tes 20 ans, mais tu as pris soin de ne pas déposer ton bourrelet sur la table à repasser. Et ton strabisme n'est pas assez violent pour faire dévier ton fer de la planche à ton bide. Alors kwaaa ? Bin, c'est la vapeur.
Ce n'est qu'au coucher que tu constates une vieille grosse cloque à côté du nombril, alors que la douleur ressentie, certes vive, a été très brève. Tu t'expliques le différentiel par l'épaisseur de la bouée qui ceint ton bedon. Noyés dans la graisse sont tes capteurs nerveux, ce qui les empêche de transmettre à ton cerveau l'info "achtung, brûlure" en un temps inférieur à la lecture de l'oeuvre de Proust. D'où mon temps de réponse "aïe" frisant l'éternité et permettant la formation de la grosse cloque (voir fig.3).
Que certaines, dont le nom et la qualité seront tus ici, et qui sont elles-mêmes en train de devenir de grosses cloques (voir fig. 4), veuillent bien cesser de ricaner. Dans pas longtemps, pour repasser, il va leur falloir des bras à rallonge. Alors hein...
Et soyez pas en retard !
Hello, Lecteur Fidèle, j'ai beau être bien à la bourre, ça me fait plaisir de te rappeler que très bientôt, nous fêterons ensemble la première année de création de ce blog ô combien surnuméraire mais nécessaire à mon plaisir de te narrer égocentriquement ce qui fait ma nature, si riche et complexe (j'arrive, j'arrive ! Ah c'est des types en blouse blanche qui sonnent à ma porte) et dont tu n'aurais pas eu le plaisir de goûter toutes les subtilités si j'avais prudemment gardé mon quant-à-soi.
Mais tu le sais maintenant, la prudence n'est pas mon fort. C'est pour cela que je retarde encore le moment de préparer le déjeuner dominical avec une partie de notre descendance, à D'Artagnan et à moi, afin de repousser encore les limites de ma rapidité et de mon efficacité légendaires dans la préparation des pommes de terre sautées, des échalotes et de l'ail qui iront dans le jus du rôti de boeuf, la sauce et la salade, dont je prétends régaler des invités attendus dans moins de 2 heures, tout en ayant le temps de faire la crèche sur le piano et d'aller chercher des petits cadeaux à la librairie la plus proche, histoire d'être en avance sur quelque chose, en l'occurence Noël.
Je te laisse donc méditer sur la subtile répartition des talents, entre D'Artagnan et ma pomme, lui tout en vitesse ralentie, et moi, toute en lenteur véloce. Ou l'inverse.
Election Santonale
Noël approche et ça m'excite ! Oué, comme les gosses.
J'ai hâte de décorer la maison et tenter de caser un petit sapin de Noël. Où ça, je me le demande bien car c'est plein comme un oeuf. Et surtout, redécouvrir les santons que j'avais peint de mes doigts boudinés, au temps où je ne sucrais pas les fraises. Mon bricoleur de mari m'avait confectionné une palette en collant sur une planche des capsules de cannettes de bière. J'ai adoré faire ça, à l'aide du dépliant reproduisant les fameux santons de Carbonel dont on m'avait gentiment donné toute une série prétendument indigne de la vente pour cause d'infimes ratés. C'était il y a 26 ans.
J'adore ouvrir la boîte à chaussures où ils s'entassent, les faire rouler doucement hors de leur papier de soie et découvrir que leurs coloris sont toujours bien vivaces. Mais ils sont comme moi, fragiles, et chaque année, sont à déplorer des accidents nouveaux ou des réparations qui n'ont pas tenu.
Le boeuf a fait un éclat, pendant que l'âne fait le sourd, une oreille à demi cassée. Joseph n'a pas une égratignure et la Vierge Marie est intacte (en même temps, c'est dans le script).
Le boulanger porte toujours à droite (ses miches sur l'épaule), la vendeuse d'ail est voûtée mais vaillante, le bandit est toujours fièrement campé sur ses jambes, la dague au côté. Le chameau a souffert des cervicales en tentant de passer dans le chas d'une aiguille, mais ça tient quand même. Les moutons broutent toujours. Le maire du village arbore son haut-de-forme avec un air suffisant, façon Mussolini et son menton levé.
Mais la plus belle, c'est l'Arlésienne, dans sa robe mauve et sa guimpe blanche, sauf qu'elle perd la tête régulièrement. Il y a aussi le ravi, le balayeur, le garde-champêtre, enfin tout un petit monde que je vais installer sur le crapaud, recouvert pour l'occasion d'un sari indien en soie arachnéenne. La crèche proprement dite consistera, de façon anachronique comme j'aime, en une tente de bédouin, confectionnée avec un bout de tissu aux motifs vaguement orientaux, et dont je ferai tenir l'auvent avec deux pailles. C'est du plus bel effet, surtout avec le chameau et son patron tout à côté.
Les rois mages, je les ferai partir du bout du piano, pour pouvoir les rapprocher chaque jour un peu plus du lieu de l'Adoration. J'aime voir Gaspard -ou bien est-ce Balthazard ?- se taper tout le chemin à genoux en tenant son calice rempli d'or à bout de bras. Car c'est dans cette attitude ultime de dévotion qu'il est moulé, le pauvre.
C'était le résultat de ma prédilection santonale. Je te laisse, lecteur chéri, j'ai une crèche à faire fissa.
Calendrier de l'Après Tout
Coucou, lecteur enguirlandé comme un sapin de Noël,
En vérité, je te le dis : il est plus facile à un chameau de remplir ses bosses en plein désert qu'à un chrétien d'entrer dans le monde merveilleux de Noël, car les bons conseils dispensés à la messe et au caté visant à aimer son prochain autant que soi-même sont trop souvent contredits par ce farceur de Malin qui sait prendre les allures les plus inattendues qui soient.
Avant, j'étais innocente et pleine de bonne volonté, pour avoir la paix promise par l'abbé.
Après ma rencontre avec la Bête, alors même que je m'appliquais à faire l'Ange, je suis devenue calculatrice et pleine de mauvaise volonté. Quand tu sauras comment et pourquoi, tu comprendras et peut-être pardonneras-tu, divin lecteur.
Cheminant et devisant joyeusement avec mon Zorro bien-aimé et néanmoins vieillissant, avec sa hanche qui se déboîte et sa moustache bi-colore - sel à droite, poivre à gauche- j'aperçois sur mon écran de contrôle une cible mouvante aux alentours de midi - pas l'heure, andouille, la direction droit devant- un peu après le carrefour de la rue Mouffetard et de l'Arbalète, quartier de grosses légumes réservé aux piétons, dans le 5è arrondissement de Paris.
En approchant, nous constatons que ladite cible mouvante -oué, j'aime les métaphores aéronautiques- tient surtout à la canne blanche d'un aveugle, qui balaie large et frénétique afin de ne point se croûter. Nous nous écartons suffisamment pour ne pas prendre un mauvais coup dans nos tibias déjà poreux, mais l'aveugle nous entend et nous pose la question suivante : "S'il vous plaît, pouvez-vous me dire où se trouve la boutique de chaussures de la rue Mouffetard ?". Vu qu'il était dans la rue de l'Arbalète, à 10 mètres de la Mouffe et à 30 de la boutique, je lui réponds : "C'est tout à côté, permettez que je vous y emmène" et sans attendre la réponse du monsieur, je l'attrape fermement par le bras et nous partons.
Afin que les choses soient plus claires, je précise que l'aveugle était grand et costaud et que je suis minus. En arrivant au carrefour des deux rues, pilotant avec une certaine vivacité notre ami non-voyant, je négociais assez sèchement le virage tout en poussant l'aveugle que je tenais fermement par le bras, dois-je le rappeler. Comme ses enjambées étaient plus longues que les miennes et que je me tenais à l'extérieur du virage, il y eut un court instant où je ne vis plus rien sauf l'épaule gauche de l'égaré. Je ne pouvais donc rien voir de la rue après le tournant et c'est assez vivement que l'aveugle qui, cornaqué d'une main aussi sûre n'avait plus besoin de râcler le pavé avec sa canne, se vit propulsé au milieu d'un groupe de matrones, jasant bêtement au coin de la rue.
Constatant après coup (humour) ma légère erreur de vitesse et de trajectoire, l'aveugle étant resté complètement muet de surprise, je priais ces dames d'accepter mes excuses et profitais de l'incident pour rendre sa liberté à l'infirme que je confiais aux bons soins des commères toutes interdites. "Vous êtes presque arrivé, Monsieur" dis-je en guise d'adieu et en rebroussant chemin fissa.
Mon cher et tendre se tient toujours les côtes de rire au souvenir de cette BA foireuse.
Après tout, si le Malin s'est joué de moi, c'est Dieu le Père qui l'a voulu.
Un petit cadeau pour toi, lecteur : la séquence où Claude Brasseur joue les aveugles dans une brasserie pour faire rire son copain triste.
Un Éléphant Ça Trompe Énormément
envoyé par mariodelpais. - Les dernières bandes annonces en ligne.
au stade de la méno
Tu te demandes, je le sens bien, comment ça fait, la ménopause. Si, tu te demandes, lectrice à hormones. Et tu me seras reconnaissante de mes prévisions plus sûres que celles de Météo France.
Je vais tout te dire et lever le voile sur une période de ta vie, lectrice complètement nubile, qui loin de t'effrayer, te fera compter les jours avant la méno avec impatience. On a trop dit des contrevérités sur ce passage redouté et il convient ici de remettre les pendules à l'heure.
Ton horloge biologique commence à sonner le quart à la demie, lectrice mûre, c'est normal. Bientôt, elle ne sonnera plus du tout et tu atteindras enfin le nirvâna, la béatitude, la sérénité, à côté desquelles tu es bêtement passée toute ta vie, en t'agitant en tout sens pour rester jeune et désirable, t'infligeant des tortures insensées dont il est prouvé qu'elles n'ont aucun résultat, durable s'entend.
Pendant que tu fais la belle, tu fais aussi la bête car tu oublies que ton mojo est commandé par tes ovaires qui bossent à donf jusqu'au jour béni où elles te disent stop, tu nous saoûles, on arrête. C'est quand la production ralentit, que les grèves sont perlées, que tu te souviens de tes ovaires, ma chérie.
On a beaucoup exagéré les bouffées de chaleur. L'avantage, c'est que tu as bien chaud par tous les temps, comme avant-hier par exemple. Et que tu dors au-dessus de la couette, même par -15° dehors. Ton mari n'en revient pas de contempler tes formes voluptueuses dans la pénombre. Il y a alors ce qu'on appelle un "retour de flamme". Mais comme il est claqué et qu'il n'a plus trop de mémoire, il n'en restera rien au matin. Tout bénéf.
On a beaucoup exagéré les kilos qui s'installent définitivement. D'ailleurs, entre nous soit dit, sauf anorexie patentée -mais là, c'est pas de jeu- les kilos sont déjà venus flouter tes contours. Après tes grossesses, l'hiver qui dure, la vie qui est dure, impossible de résister pendant 30 ans à l'assaut du gras double. Je ne te parle même pas des sportives. Tant qu'elles sont encore loin de la méno, elles bougent encore. Mais sans aucun mérite car ce n'est que lorsque la machine donne des signes de ras-le-bol niveau genou, hanche, dos - trio gagnant vers 50 ans- qu'elles se rendent enfin compte de l'absurdité de la lutte.
On a beaucoup exagéré l'ostéoporose. Les os qui cassent pour un oui, pour un non. Sauf à être née pendant la 2è Guerre Mondiale, de parents non adeptes du marché noir, tu n'as aucune chance d'être poreuse de l'os. Si tu t'inquiètes, mange du fromage sans te priver, tu ne peux pas être plus grosse.
On a beaucoup exagéré la baisse de la libido. Certes, la bête à deux dos, ça te passe un peu au-dessus du bigoudi. Mais comme tu n'en es même pas consciente, rapport à tes ovaires en RTT, tu n'en souffres point. Quant à ta douce moitié, rassure-toi, elle aussi est passée en mode mou, rapport à ses ovaires qui n'ont jamais marché (si tu es hétéro s'entend).
La vie à deux devient enfin possible, tu marques enfin des buts, au stade de la méno. Tu te fous bien que ton homme regarde le foute à la télé au lieu de te conter fleurette au restau, entre deux chandelles. Car tu n'as pas envie qu'il remarque tes nouvelles rides et l'affaissement problématique de ton ovale, ponctué de deux bajoues naissantes. Je te rappelle néanmoins que vous êtes presbytes tous les 2. Tu ne vois plus les poils blancs qui te poussent sur la face. Rassure-toi, ton chéri ne peut pas les voir non plus.
Enfin tu peux répondre oui à la question qui a hanté ta jeunesse. Oui, tu peux maintenant avoir des potes, sans risquer le coup de foudre. A toi les joies de l'amitié pure avec l'autre sexe qui s'est calmé.
Tout bénéf, je te dis. Je te laisse, lecteur (a)ovarié, j'ai une belote avec les copains.
Calendrier d'Avant QM
Oué, lecteur veinard, c'est pas fini, la belle histoire de l'Avant QM.
Avant, j'étais jeune.
Ma maman m'avait offert une jolie petite robe imprimée liberty de chez Cacharel. On était dans les seventies. J'avais 16 ans, un visage de madone, de très longs cheveux bruns. Ah, elle m'allait drôlement bien, la robe. Je décidais de ne plus la quitter, j'ai dormi avec et je suis allée à la messe avec. Ouaip. Tellement elle m'allait bien.
Un beau soleil faisait chanter les vitraux et dardait ses rayons chatoyants sur ma robe, me transformant en une apparition lumineuse dans le bas-côté de la cathédrale où ma mère et moi nous abîmions en dévotions.
Debout, assis, debout, assis. Nous nous pliions docilement aux ordres contradictoires de l'officiant et j'attendais avec impatience l'élévation sonnée à la clochette par les enfants de choeur (avant Vatican II, on sonnait l'élévation, oui lecteur récent).
Et pourquoi ça ? Parce que tout simplement, lecteur hagard, je pouvais me délecter, à chaque coup de sonnette qui t'enjoint de baisser la tête avec respect et humilité, du joli tissu de ma robe, tiens.
Très digne, un port de tête princier, redevable à mon incroyable certitude d'être à mon avantage dans cette charmante petite robe, je m'asseyais fièrement, sans même tourner la tête pour viser. La classe absolue qu'aucune pouffiasse pipolisée n'atteindra jamais (et t'en as vu beaucoup des pouffes modernes à la messe, non. Parce que tu n'y vas même pas, mécréant).
Faut que tu saches que mon adorable visage avait la même expression d'extase que Sainte Thérèse vue par Le Bernin, c'est te dire comme un vêtement et l'aveuglement de la jeunesse peuvent donner un sentiment complètement crétin de toute-puissance. Oui, je sais, y a des psy pour ça, mais j'ai plus le symptome depuis, tu vas voir comment.
Assis, debout, assis. A la dernière injonction du prêtre, je plie mes jeunes genoux, raide du torse comme un cierge et béate comme une ravie de la crèche, lentement, sans jamais regarder en arrière. Tutoyant insuffisamment le bord de ma chaise, celle-ci ripe à grand bruit dans le bas-côté, me permettant de choir lamentablement sur le fondement et de brutalement dégriser de mon auto-adoration.
Ma pauvre mère, victime d'une torpeur toute légitime après une semaine de dur labeur, se réveille en sursaut et se met à m'enguirlander à voix basse avant de se tordre fort peu charitablement, il faut le reconnaître.
Pour nous, la messe fut dite avec un peu d'avance. Nous nous retirâmes avant l'eucharistie que nous ne pouvions décemment pourrir de nos rires que d'aucuns n'hésiteront pas à définir comme le propre du diable.
C'est ainsi, lecteur athé, qu'en 1970 avant moi-même, j'ai failli.
U comme UTILE...
Cher lecteur, si tu veux te rendre vraiment utile, viens à la manif !
En plus, tu auras l'insigne privilège de rencontrer ta Queen Mom préférée en chair et en os.
PS : j'aurai un pavé à la main.
MANIFESTATION EN SOLIDARITÉ AVEC
SAKINEH MOHAMMADI ASHTIANI
La pétition lancée en solidarité avec Sakineh Mohammadi Ashtiani par la revue en ligne laregledujeu.org et relayée, notamment, par Libération, Elle et la Reppublica vient de passer le cap de son cent millième signataire.
Les autorités iraniennes, de leur côté, ont affirmé qu'elles "suspendaient" l’exécution de Sakineh et annoncé qu'elles comptaient "réexaminer" son dossier.
C'est une première victoire.
C'est la preuve que les autorités iraniennes ne sont pas sourdes
à la mobilisation internationale.
Mais ce n'est, évidemment, qu'un début.
Et c'est surtout le signe que
LA VAGUE DE MOBILISATION
NE DOIT, EN AUCUN CAS, FAIBLIR.
C'EST POURQUOI LA REVUE LA RÈGLE DU JEU ET L’ASSOCIATION NI PUTES NI SOUMISES APPELLENT À
UNE MANIFESTATION POPULAIRE DE SOUTIEN À SAKINEH
CE DIMANCHE 12 SEPTEMBRE,
À 14 HEURES,
PLACE DE LA RÉPUBLIQUE,
À PARIS.
Il faut que soit entendue la prière de Sajjad Ghaderzadeh, le fils de Sakineh :
" ne lâchez pas ; ne nous abandonnez pas; seule la pression des femmes et des hommes libres du monde peut sauver ma mère ".
A l’issue de la manifestation, Bernard-Henri Lévy, directeur de la revue
la Règle du jeu, Sihem Habchi, Présidente de l'association Ni Putes Ni Soumises, ainsi que d’autres personnalités prendront la parole.
Les organisateurs de la manifestation ont également prévu des interventions,
par téléphone, depuis Tabriz, de Sajjad, le fils de Sakineh,
ainsi que de Houtan Kian, son avocat.
Tous deux s'adresseront aux manifestants pour leur donner, en direct, les dernières nouvelles de Sakineh. Ils prononceront leurs allocutions en farsi et seront traduits, simultanément, par Armin Arefi, journaliste franco-iranien et animateur du blog Nouvelles de l'Iran libre.
Manifestation de soutien à Sakineh, ce dimanche 12 septembre, à 14 heures, Place de la République, à Paris:
VENEZ NOMBREUX,
FAITES PASSER LE MESSAGE AUTOUR DE VOUS, NOUS DEVONS SAUVER SAKINEH.
La rédaction de la Règle du Jeu
Et, si vous ne l'avez déjà fait, rejoignez également
les plus de 100 000 signataires de la pétition
" IL FAUT EMPÊCHER LA LAPIDATION DE SAKINEH " :
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TIN-TIN
On n'avait pas un gars d'Emmaüs au gouvernement ? Un dénommé Martin Hirsch, payé pour s'occuper des gens qui ne peuvent même plus se nourrir, des sans-toît, des exclus ou je m'illusionne? Il paraît qu'il aime se faire tous les volumes du Boutin, celle qui rit quand on la tient. Ils viennent d'ouvrir le Resto de la Peur. Chez Margoulin, ça s'appelle, leur bouclard. En terrasse exclusivement et sans brasero, un genre d'hommage aux sans-abris. Sise rue de l'Ours qui pelote la Dinde, dans le 8è. C'est un must, on y trouve tous les corps re-constitués.
Cause que pour pouvoir bouffer à leurs râteliers, t'as intérêt à filer à ton Carrefour le plus proche et remplir ton caddie de produits Danone. Pourquoi? Faut tout t'expliquer, lecteur naïf. Pour faire le boulot de Martin et Christine, tiens. Rapport que leur taule, c'est les Restos du Leurre, l'auberge espagnole : tu n'y trouves que ce qu'ils apportent. C'est-à-dire nada, que dalle, zéro et ça, toute l'année.
Du coup, de grosses firmes en profitent pour donner un coup de main à marTin et bouTin. Mais c'est encore par nous, lecteurs et blogueurs au grand coeur, que tout va se faire, même si tu me vois gravement irritée d'être obligée de faire le boulot des Tin-Tin à l'enseigne de 2 marchands de soupe.
Heureusement, les Restos du Coeur, c'est des gars bien, même que c'est Coluche qui s'est remué à l'époque, pour que les laissés-pour-compte ne soient pas trop oubliés. Voilà un bon gars qui avait de l'esprit et l'intelligence du coeur à foison !
C'est pourquoi, en mémoire du cher enfoiré et surtout, par amitié pour les hérauts de la détresse ordinaire, lecteur repu, tu vas faire ce qui est expliqué là, et même, tu vas créer un blog, si c'est pas encore fait, juste pour faire passer ce message et aider à récolter un max de repas !
C'est à toi !
Et n'oublie pas de signaler ta participation par un mail à hub@lanetscouade.com
TAG À L'FAIRE !
Salut les pinpins, c'est Mémée.
Puisque je viens d'être gentiment taguée par mademoiselle Framboize sur un sujet récurrent mais tellement passionnant, rapport à mon portrait chinois qui sera suivi d'un questionnaire de Marcel, je suis obligée de vous apporter les précisions suivantes :
un trait de mon caractère : respectivement en pointillé et très fin.
un signe particulier : mutilée de la Grande Guerre.
un mauvais souvenir : le dernier billet de Charlie.
un souvenir d'enfance : mon lapin en peluche Papouf de quand j'avais 4 ans. "comment il s'appelle ton lapin?" demandait mon père. "Papouf" je répondais. "Mais alors, s'il s'appelle pas Pouf, comment il s'appelle? " qu'y m'disait. "Papouf" que j'insistais. "Mais s'il s'appelle pas Pouf, comment il s'appelle?". "Papouf" que je lui f'sais. "Mais alors......
un de mes défauts : un penchant pour l'asile. (rapport à Papouf et à Charlie).
un film "bonne mine" : X-Rays, oeuvre entièrement radiographique d'où tu ressors bronzée.
une "meilleure amie" : ça dépend. En ce moment, c'est moi, les autres sont virées.
Sont donc priés de répondre à ces questions brûlantes :
Mme Ingliche Titcheur, M. Charlie Le Sournois, La Reine, Schtroumpfette, Marie Breucq, Une Chambre à Moi, bref, tous ceux qui sont dans mes liens amis (à droite, dans la colonne, ami miro).






