interviewée
Salut, lecteur chou, c'est pour te dire d'aller voir chez Marine si j'y suis. Et j'y suis.
Profites-en, des interviews de haute volée comme celle-ci, tu n'en trouveras pas beaucoup.
Grâces soient donc rendues à cette jeune fââââme piquante, tenancière du blog Une Chambre à Moi (hé Marine, c'est pas Queen Mum, c'est Queen Mom).
Amuse-toi bien, lecteur chéri, et à bientôt pour de nouvelles aventures.
Ta Queen qui t'aime.
C'est aujourd'hui...
...que j'ai bien l'honneur, lecteur mon amour, de t'inviter à boire un coup à la santé de ce blog ouvert il y a 1 ans pile poil.
Tu le boiras chez toi, car tu es quand même trop nombreux, lecteur rusé, pour espérer une coupette gratuite, d'autant que tu habites dans le monde entier et que tu es souvent assez feignasse pour ne pas laisser de commentaire, même réduit (ça, c'est fait).
Tu me diras que tout ne t'inspire pas dans ma prose fleurie et que trop souvent, la dame fait rien qu'à causer de sa pomme, à quoi je répondrais que c'est quand même le sujet que je connais le mieux.
Tu as dû en effet te farder la liste non exhaustive de divers exploits ridicules que mon exhibitionnisme naturel m'oblige à étaler généreusement sur la place publique.
J'avoue aussi m'être moquée beaucoup des gens et des bêtes, et souvent d'un ex mari, alias Pôpa, Robert ou Lulu, dont je ne pouvais taire le comique rentré d'une personnalité tout en gravité et en sérieux du meilleur effet.
Si je t'ai saoûlé, lecteur pompette, tant pis ! Grâce à moi, tu as pu voyager à l'oeil dans un monde parallèle que ton imagination paresseuse ne te laissait aucunement présager.
Même si tu me remerciais chaleureusement pour tant de bonheur, je te dirais "non, lecteur chéri, c'est moi qui reste ton obligée, infiniment reconnaissante de ta complicité indulgente qui me pousse encore un peu à polluer une blogosphère déjà bien encombrée (fausse modestie patentée ou je m'y connais pas)".
Car oui, tu as gagné, cher ami de la plume fantasque, je reste ! Pas pour très longtemps, rassure-toi, cause que la source de mes méfaits se tarit et qu'il n'est plus grand chose qui soit digne d'être narré sous un jour drôlatique.
L'autre soir, par exemple, je voulus déguster une petite mandarine que j'avais placée au milieu d'une assiette creuse. Je quittais la cuisine pour l'aller croquer dans le salon. Une fois arrivée, je constatais avec étonnement qu'il n'y avait pas plus de mandarine dans l'assiette que de Père Noël dans la cheminée. Je rebroussais chemin en me demandant si je n'étais pas complètement marteau. La mandarine était à terre, dans la cuisine.
A ton avis, que s'était-il passé, lecteur détective ?
Avec ce que tu connais déjà de moi, tu devrais trouver.
Sine Nobilitas (épisode 2)
Or donc, lecteur avide de sensations, tu veux savoir pourquoi Madame Guillotin est convoquée.
Imagine-toi pour commencer, ta QM préférée faisant un changement dans une petite gare du piémont, espérant un café et un pain au chocolat pour se donner un coup de fouet après un lever dès potron-minet, quand la lune et deux étoiles brillent par leur présence dans un ciel bleu nuit.
Las, il m'a fallu souffleter verbalement les employées de l'estancot ferroviaire organisé comme un établissement soviétique ou américain, qui prétendaientt me faire faire deux fois la queue, une fois pour commander et encore une fois pour payer. Ils ont eu droit à un abandon de commande sévèrement justifié et sans file d'attente.
Remontée contre ces ahuris et sur le quai de la gare, pestant contre un sort contraire à mes us nourriciers, je fais retomber mon courroux grâce à une substance licite mais dangereuse pour ma santé déjà éprouvée et me grille une sèche avec violence.
Il faut te rappeler, lecteur non fumeur, que je voyageais dans le même train que l'un des organisateurs de ce déplacement à visée professionnelle. Et que ledit sire m'avait fait miroiter un bon café dans ladite gare de transit, mais que pour des raisons obscures, il n'a pas cru bon donner suite.
Par hasard retrouvé dans le bouiboui kolkozien susmentionné, c'est donc sous ses yeux mi-clos de sommeil et ses dents dépeçant un pain au chocolat, que je lui donnais l'occasion d'admirer comment administrer la punition au petit personnel.
Suite au prochain épisode (j'ai pas que ça à faire).
moi, moi, toujours moi
Histoire de parler encore de moi, sujet que je connais le mieux au monde, et pour répondre à l'invitation de Nine USA, je vais tenter pour la première fois de me brosser le portrait à grands traits que ça va vous en apprendre un max sur ma pomme tellement que ça va vous scier une personnalité pareille.
Si j'étais une fleur : ce serait trop beau. Une anémone pour ses couleurs vives et ses gros pétales et parce que ma mère m'en offrait pour ma fête. Ou alors une renoncule pour son chic surranné. Non, plutôt un chardon bleu pour des raisons strictement personnelles.
Si j'étais une couleur : un bouquet des susdites avec dominante de couleurs chaudes, et des freezias pour le parfum. J'aime pas les fleurs à grandes hampes ridicules genre glaïeuls, iris et autres prétentions à vocation mortuaire. Sinon, un Gauguin.
Si j'étais un film : "Quand passent les faisans" pour Paul Meurice, Bernard Blier et Audiard. L'absurde de Mel Brooks, Laurel et Hardy, Charlot, Tati. Pas les films à prétention annoncée intello, moralisatrice ou esthétique. Mais "Les Orgueilleux" avec Michèle Morgan et Gérard Philippe et "Les Enfants du Paradis" avec Arletty, entre autres pépites.
Si j'étais un dessin animé : le Coyote et ses tentatives hilarantes pour choper le Road Runner. Bugs Bunny, Tom et Jerry.
Si j'étais une musique classique : le 2è concerto pour piano et orchestre de Chopin pour son romantisme échevelé qui me remue, la Fantaisie de Chopin que me jouait ma mère, Kreislariana de Schumann, Scarlatti, Scriabine par Horowitz, Mozart, Bach, Beethoven, Debussy, Fauré , Ravel, entre autres beautés trop nombreuses pour être citées ici.
Si j'étais un instrument de musique : un piano bien accordé, un Pleyel 1/4 de queue au son de velours, merci.
Si j'étais une musique moderne : la soul d'Aretha, Fleetwood Mac, la vélocité de Steve Ray Vaughan, bref des trucs qui groovent quel que soit le genre. Pas de freejazz mais un jazz qui balance. Pas de Dutilleux ni de musique sérielle, sinon je peux tuer.
Si j'étais un livre : "Les Liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos pour sa langue moins chargée que la mienne. "Bouvard et Pécuchet" de Flaubert et La Comédie Humaine de Balzac pour leur sens de la dérision fine. Colette pour son pouvoir évocateur de la nature et des bêtes, et des gens. Sagan pour la légèreté de sa plume, Julien Green pour l'élégance de la sienne, "La Modification" de Butor pour son audace (ça, c'est pour faire genre).
Si j'étais une expérience troublante : la madeleine de Proust au pouvoir évocateur si puissant qu'en relisant le célèbre passage dans mon lit, j'ai revu avec une précision émouvante certains lieux de mon enfance, rien qu'en respirant l'odeur de savon de mes draps frais, remontés sous mon nez.
Si j'étais une voiture : une 403, une Dauphine, une Panhard, enfin toutes ces vieux trucs en vogue quand j'étais mioche.
Si j'étais un plat : poulet au vin jaune et aux morilles de ma mère qui m'en a fait un sublime un 14 juillet froid et brumeux.
Si j'étais une fringue : un Lévis et un teesh, le reste me gave, sauf le niqab toujours pratique pour masquer les outrages du temps.
Si j'étais un peintre : Rothko pour ses glacis subtils, Degottex pour ses tonalités anis et anthracite et ses scarifications de la toile. Tous les 2 pour leur pouvoir de suggestion de l'infini et une tendance à la destruction du second. Les expressionnistes, les peintres italiens, français, espagnols, flamands, hollandais du Grand Siècle et avant, mais pas ceux du XVIIIè siècle sauf Pater, Watteau, Frago, Lancret, dans le désordre...Les contemporains mais pas le foutage de gueule organisé.
Si j'étais une expo : celle que je voudrais monter. Sinon, une sans file d'attente de 4 h. Mon expo, donc.
Si j'étais une oeuvre : Guernica mais en mieux rangé.
Si j'étais un artisan : boucheuse-charcutière-traiteuse-rôtisseuse-cuisinière pour pouvoir bouffer toute la journée.
Si j'étais une gourmandise : la couenne et le gras du jambon. Les gratons lyonnais. Les pieds de veau rémoulade. Un chou à la crème.
Si j'étais un artiste : comédienne, auteuse, rockeuse, sculpteuse et associées.
Si j'étais un héros : Robert Badinter et Simone Veil réunis.
Si j'étais un héraut : celui de la liberté chérie (rien que ça).
Si j'étais un fléau : moi-même, la peste bubonique, la rage bavante, la gastro rieuse, la sauterelle pondéreuse, l'enfant qui braille, le parent sourd, l'élève insolent, la connerie généralisée, la liste est longue.
Si j'étais une bénédiction : ça se saurait.
Si j'étais une bête : un chat qui ronronne, un âne qui parle, le chien des Bidochon (qui cite St Matthieu dans le texte).
Si j'étais une maison : une cadole dans les vignes. Une roulotte ancienne tirée par un canasson à crins blonds.
Si j'étais un voyage : le tour du monde mais vite fait alors.
Si je devais baffer quelqu'un : le gnagnoul Yann Anus Arthus Bertrand. La belle-mère de ma soeur qui a des prétentions au dessin et affirmait un jour que "Gustave Moreau ne savait pas dessiner".
Si j'étais une actrice : Michèle Morgan pour tout, Arletty pour sa gouaille et sa liberté, Catherine Frot, Catherine Jacob dans Marie-Thérèse et son accent du Nord, pour leur talent comique.
Si j'étais un acteur : Bogart, Cary Grant, Gérard Philippe (si tu sais pas pourquoi, je peux rien pour toi).
Si j'étais une épitaphe : "quand je vous disais que j'allais pas bien" d'Alphonse Allais.
Si j'arrêtais, ce serait là, maintenant, tout de suite. Après, on fera le questionnaire de Proust, promis.
MES VOEUX LES PLUS SINCÈRES
Aujourd'hui, c'est la Chandeleur, et mon anniversaire depuis un bail.
Le jour des crêpes, je sais, ça ne s'invente pas.
Afin de célébrer honnêtement ce jour sacré, j'émettrais quelques voeux pieux, en tenant dans la main gauche une pièce d'or, pendant que la dextre agitera la poêle et la crêpe :
- ne pas parler de l'opération récemment lancée par une grande entreprise de BTP en partenariat avec la DDASS, à la suite de l'affreux séisme qui vient de frapper Haïti, nouvelle oeuvre de récupération intitulée " un enfant, une pierre". Oui, ami généreux, tu peux adopter un enfant et le moellon qui va avec, compte tenu de tout ce qui leur est tombé sur la gueule. L'avantage, c'est que s'il te faisait tourner en bourrique, l'ingrat, tu n'aurais qu'à le balancer au fleuve, la pierre fera le reste. Ok, je sors.
- ne pas rire de tout.
- ne plus s'entendre demander des nouvelles de son père, porté disparu depuis près d'un mois.
- ne pas perdre son père ni aucun être cher (le 4 février, il aurait fêté ses 77 ans, avec les crêpes et les bugnes dont il raffole).
- si quelqu'un l'aperçoit, merci de lui dire de rentrer, maintenant, ça suffit.
- ne plus être interrompue pendant que je ponds des billets impayables.
Comme tu vois, lecteur chéri, je suis pleine d'espoir. Mais comme tu ne me connais pas, ça te parle pas, tout ça.
Or donc, je suis arrivée un 2 février 18.., en Bourgogne Inférieure, sur une rivière gelée et par beau temps. Je fus une "élève vive et intelligente, mais pénible", selon mes maîtres d'école. La seule récompense que j'ai jamais gagnée fut une bande dessinée d'Alfred le Pingouin, à l'âge de 4 ans, pour le 1er Prix de la Parole Facile et le 1er Prix des Jeux Garçonniers. Moi qui à 12 ans voulais embrasser les ordres les plus sévères, tellement je trouvais seyante l'aube de 1ère communion...
À l'âge de 20 ans me fut offert un livre d'art contemporain que je pris pour un appel. Les bulles de Sam Francis et les drippings de Pollock, ce serait tout moi : joyeuse certes, mais saoûlante (demande à mon ex). 20 ans plus tard, j'écrivais avec mon père un livre d'art passé à la postérité depuis 2005.
Comme le cher homme, j'aide mes contemporains à déceler le vrai du faux, pour des tarifs prohibitifs. Ami esthète (de lard), si tu veux savoir si ton chromo représentant une biche et un cerf se désaltérant dans des tons violets vaut des sous, passe ton chemin, j'ai pas que ça à faire.
Voilà, cher lecteur, tu sais tout ou presque sur ma vie, mon oeuvre et mes pompes (37 1/2, en cuir, je supporte pas les imitations).
Y a un moteur qui nous suit
Il était une fois une grande distraite (bibi) qui s'en allait dans sa petite voiture à pédales avec une camarade de l'université de Lyon dans le but de visiter le châtiau de Montbard, sujet d'une petite étude pour le département Moyen-Age. Toute entière à notre caquetage sur la recette du mâchicoulis sauce échaugette, j'oublie complètement où je vais, pourquoi et me trompe de direction.
Avertie par ma co-pilote, je me gare sur le bas-côté avant d'exécuter, dès que possible, une demi-volte. Nous sommes seules sur cette petite route, hormis une voiture blanche qui nous suit. Mais nous jacassons tant et plus que l'espace-temps perd toute valeur, 2h équivalent à 2" sans problème. Pour moi, la bagnole est déjà loin d'autant que le rétroviseur gauche me montre une route déserte. Je relâche doucement l'embrayage tout en braquant, j'entends bing et aperçois un machin blanc plonger direct dans le fossé gauche.
Faut être juste, Msieur l'Agent, cette route est du genre étroit (comme vot'képi, Chef, c'est dire). Et entourée de profonds fossés pour éviter les débordements d'une Saône jamais feignasse pour sortir de son lit (pas comme toi, lecteur comateux pour cause d'éclusage sévère).
Le machin blanc qui venait de me bugner, c'était la voiture blanche précitée, une 4L fourgonnette, totalement oubliée par mon cerveau malade.
Sortant de mon auto-tamponneuse au mépris de la sécurité la plus élémentaire, je constate qu'au fond du fossé, trois bouleaux retiennent charitablement la petite collector, lui évitant de sombrer dans des flots noirs. L'ennui, c'est que rien ne bouge "là-bas d'dans" (patois local). Je tente de me rassurer en songeant à la vitesse proche du néant de ma Gordini au moment du choc. J'ai néanmoins les flopettes et n'ose descendre dans la fosse, cause que primo : c'est raide et boueux, deuxio : des fois que l'habitacle ne serait plus qu'infâme amas de chairs, tri de plaquettes, globules et bouts de cortex éparpillés jusque dans la boîte à gants. Ces visions d'horreur s'effacent quand la portière s'ouvre, laissant apparaître lentement une jambe pantalonnée de blanc, puis tout le reste surmonté d'une tête brune et bouclée, toute blanche aussi. Un avatar de Louis XIV emperruqué et poudré, mâtiné de Mime Marceau, voilà ce que j'avais devant moi. Il ne lui manquait que la parole au bougre. Dans la chute, une demi-douzaine de sacs de plâtre venaient d'attaquer par derrière l'artisan (de son malheur), lui explosant à la tronche dans un nuage de poudre parfaitement licite.
Roulant des yeux en cadence, la démarche mécanique, le clown blanc m'aurait fait la moonwalk que ça m'aurait paru la moindre des choses. Aphasique, le pauvre petit ne réagissait pas à ma sollicitude inquiète. J'allais lui coller une baffe pour créer un choc nerveux quand il s'est mis à marmonner "j'ai jamais vu ça. Ah bin, alors..." en une boucle pilante qui aurait mérité une petite claque quand même. Mais bon. Pour le détourner un instant de ses malheurs, je lui montrai les dégâts qu'il avait causés à ma carriole, lesquels ne me mettaient pas, moi, dans des états aussi lamentables.
15 ans après, la dépanneuse se pointe et se place en travers de la chaussée, en occupant toute la largeur. La remontée de la fourgonnette est atroce. À tout instant, nous redoutons le pépin, les forces en présence étant inégales, vu la couche de gomme laissée par la dépanneuse sur l'asphalte. Sortie de l'ornière, pendue à son filin comme une tanche pas fraîche, la 4L balance mollement sous la pluie mordante de cet hiver 92. Probablement en fin de carrière, le treuil se croit alors autorisé à lâcher l'affaire, en un claquement sec et définitif. Et c'te pauvre bagnole de repiquer au truc, calandre la première, dans un fracas de tôles retournant fissa aux bouleaux.
Le plâtrier, tombé à genoux, se frappe la poitrine, l'oeil révulsé, pendant que le dépanneur, impavide, s'octroie une sèche avant de recommencer la manoeuvre. Durement éprouvées par la première tentative, nous ricanons nerveusement, alors qu'au fond, nous ne sommes que désespoir et impuissance face à un sort si contraire (si, c'est vrai, même).
Deuxième laborieuse traction, seconde couche de pneumatique sur le bitume, mais cette fois, réussite totale : voilà la 4L à l'horizontale ! Le treuil avait tenu. Sauf que si tu lâches brutalement la corde tirée par un gars, bin le gars, il se casse la gueule. (eh oui, tu connais ça, lecteur farceur). En l'occurence, la voiture ayant cessé de peser de tout son poids sur le treuil arrimé à la dépanneuse, cette dernière se sentant dégagée de toute responsabilité, fait illico un bond vers le fossé opposé, manquant d'un cheveu y débarouler et avec elle, l'innocente 4L déjà par deux fois cabossée.
C'est là, je l'admets, qu'on aurait dû s'éloigner pour rire comme des hyènes sans vexer davantage le plâtrier et le dépanneur.
Quand je pense que mon mari a bramé pour une aile à peine déformée et qu'il n'est même pas venu nous chercher, je dis coquin de sort.
C'était un ch'tit billet pour fêter l'an neuf, ami lecteur à casquette, et te souhaiter une année 2010 tip top en ordre !
"Santé, conservation, famille, patrie", comme disent nos amis suisses.

